Italo Disco : synthés, néons et fièvre des années 80
Sélections documentaires
► L'italo-disco, des musiques sur lesquelles on n'a pas fini de danser !
► Les chansons traditionnelles pour enfants
► La flûte enchantée, symbole d'une matrice artistique
► La flûte enchantée, quand musique et univers graphique ne font qu'un
► Le Hellfest, c'est bientôt !
Accès direct
#Music
PRÉAMBULE :
Durant le mois de juin, les médiathèques se mobilisent autour du 4e art : la musique ! Place aux lectures musicales - Danse K-pop - Orchestre ou Guitare classique... Place aux sélections musicales qui vous feront danser, chanter et/ou aller à l'Opéra de Lille ou au Hellfest... Et tout cela en se trémoussant au rythme d'une musique qui électrisait jadis les dancefloors et qui trouve plus que jamais ces fans... Bref, c'est la proposition de mois de Johann Bodelot !
Si je vous parle de Mondy Ligios, Gianni Coraini, Fabio Roscioli ou encore de Paul Mazzolini, ces noms n'évoqueront pas grand-chose pour vous. En revanche, si je cite leur nom d'artiste, là des souvenirs peuvent ressurgir, surtout chez les jeunes quinquas comme moi qui se sont trémoussés sur "Comanchero" de Moon Ray, "Tonight" de Ken Laszlo, "Dolce vita" de Ryan Paris ou encore "I like Chopin" de Gazebo.
Ces quelques artistes ont tous un point commun : ils font partie intégrante d'un mouvement musical qui s'étala grosso modo en Europe de 1980 à 1989 : l'italo-disco.
Ce courant musical est né dans les années 1970, issu des expérimentations instrumentales de Giorgio Moroder, producteur alors de Donna Summer et de bandes originales de films, telle "Midnight express".
L'italo-disco prend donc sa source dans les discothèques de Chicago et de Detroit avant de débarquer en Europe, telle une déferlante de 1983 à 1989, même si on considère que le tout premier tube italo-disco est signé par les frères "La Bionda" en 1978 avec "One for you, one for me" dont vous connaissez tous l'air puisqu'il a servi de support pour des publicités d'une célèbre marque de lait en poudre !
Un autre titre d'italo-disco - P. Lion "Dream" - servira de générique à l'émission TOP 50 à partir de novembre 1984.
Ce courant musical a même influencé des productions d'époque à travers des artistes comme Erasure, New Order et plus particulièrement Pet Shop Boys dont certains titres phares des années 80 peuvent carrément revendiquer une appartenance à ce courant musical ! En effet, le titre emblématique "West and girls" de 1984 a été produit par un certain Bobby Orlando, producteur américain (rien à voir avec le frère de Dalida !), considéré comme un des pères de l'italo-disco.
On note également des influences italo-disco chez des artistes plus contemporains du début des années 2000 comme Black Devil alias Bernard Fèvre.
Longtemps dénigré par la presse spécialisée de l'époque, car considéré comme "facile" (ce courant musical utilisait énormément les boîtes à rythme, les voix étaient filtrées de façon électronique et la langue de Shakespeare était, disons... approximative), l'italo-disco est pourtant considéré comme le précurseur de nouveaux sons à la fin des années 1980.
En effet, à partir de 1987, ce courant musical s'efface au fur et à mesure que les artistes expérimentent de nouveaux sons plus forts, les sons de la "house music" naissante, mais ça, c'est une autre histoire...
Sujet proposé par Johann Bodelot (médiathèque de Lille-Sud- juin 2026)
EN LIEN AVEC LE SUJET :
🔴Les bibliothécaires proposent de nombreuses sélections consacrées à la musique : L'italo-disco, des musiques sur lesquelles on n'a pas fini de danser ! - Les chansons traditionnelles pour enfants - La flûte enchantée, symbole d'une matrice artistique - La flûte enchantée, quand musique et univers graphique ne font qu'un - Le Hellfest, c'est bientôt !
🔴Le mois de mai est rempli d'animations musicales ! #MUSIC